Épargner
Voici un mot vertueux qui rappelle le bas de laine. Il s'applique aux personnes prévoyantes et raisonnables. De là à dire "vieux jeu", il n'y a qu'un pas.
On voit l'image de la "mère Denis" qui nous dit avec raison qu'"Un sou, c'est un sou".
Mais cela nous renvoie par la même occasion à notre futur vieil âge, recherchant en tremblant sous notre matelas, ce que l'on nous a peut-être même déjà dérobé !
Souhaitons-nous vraiment accumuler dans une vielle boîte des économies de toute une vie ? Car, nous voyons l'épargne, mais presque jamais l'utilisation qui en est faite. En fait, c'est une sauvegarde en cas de coup dur. Soit jamais utilisée, soit fondue d'un coup. Après, on se sent démuni et nu.
Même en utilisant une épargne institutionnelle, la valeur de l'argent s'amenuisant d'année en année, les maigres intérêts qui nous sont proposés se réduisent à zéro !
C'est vrai, "épargne" s'oppose très justement à inconscience, imprévoyance, insouciance et aussi, jeunesse !
Seulement voilà, "on ne vit pas", disent les cigales, et si les intérêts sont mangés par l'inflation, on a perdu du temps, et le temps… c'est de l'argent !
Investir
Oui, on connaît le mot, mais on le réserve aux financiers professionnels. "La banque" peut se servir de notre argent, "les riches" peuvent placer leurs avoirs à terme et vivre de leur rentes, les "hommes d'affaires" peuvent traiter leurs transactions à travers le monde, entre deux jets, … Mais est-ce à notre portée ? "C'est pas pour nous ; faut pas rêver ; On n'a pas d'argent, MAIS on est honnête ! ". Et puis, c'est la volonté de celui qu'on appelle "Dieu" ! Les religions nous le disent. Les religieux qui ont leurs entrées chez les puissants nous l'expliquent. Il faut se résigner. Les humbles, de là à dire les pauvres, ont l'au-delà assuré ! Comme ça, tout fonctionne bien.
Mais, voyez-vous, tout fonctionne de mieux en mieux… pour l'organisation d'un noyau de puissants ! Leurs affaires fonctionnent, leur Commerce fonctionnent bien, leur influence dominent les Pouvoirs… que nous croyons élire, en plus !
Alors, INVESTIR, qu'est-ce que c'est ? Qui nous en parle ? Et voulons-nous en entendre parler ? Est-ce bien honnête tout ça ? Dans notre tête, c'est pas très net, pas très beau, même. Selon ce qu'on nous inculque depuis l'enfance, et puis sur les médias, dès qu'un secteur est porteur, qu'entend-on sur les ondes ? "Qui en bénéficie, a qui profite cette manne ?" Sont-ils trop gros ? Sont-ils trop petits ? Quel est leur mérite ? Suspicion ! Alors, nous, on désire rester en retrait, et si nous sommes concernés, cachons cette réussite scandaleuse, ce… péché !
Et pendant que nous culpabilisons, le temps (c'est de l'argent !) passe, les difficultés se succèdent, et l'argent travaille à nos dépends, alors que nous aussi, quoique certains en pensent, nous avons droit à l'investissement. Nous avons le droit de faire fructifier plusieurs fois notre capital, de nous constituer notre rente personnelle.
Alors, qu'attendons-nous ? La fin des temps terrestres ?
Gérer
En fait, le futur péché, c'est de ne pas gérer convenablement "la richesse".
- Celle qui existe autour de nous,
- et aussi la nôtre,
- et aussi les Nôtres, …
- et aussi "les Autres" !
Mais oui, tout ça ! Tout ce qui devrait nous interdire de nous écrier à l'idée de bonnes perspectives, "Mais qu'est-ce que je vais faire avec tout cet argent ?"
Bon sang ! [Pardon],

qu'est-ce qu'il y a à faire ?
Il y a TOUT à faire sur notre Terre. Pour Elle, pour Nous, pour Tous !
Apprécier
Et puis, ne soyons pas jaloux de ceux qui, dans leur domaine, font des performances, et nous rendent envieux de leur BONNE FORTUNE. Eux aussi sont victimes (heureuses victimes) de la loi du marché. Et qui fait le marché, sinon NOUS TOUS ? Qui l'aime, ce marché, et qui l'entretient, sinon nos passions ?
Quelquefois, leur manne est de très courte durée. Prions plutôt pour qu'ils la gèrent convenablement pour leurs "vieux jours". Car, quand les performances sont finies, quand elles ne nous font plus battre le coeur, quand ils sont au placard ou "traversent le désert", nous les jetons et les oublions... comme de vieux vêtements.
Allez, bon Investissement !